Nous continuons d’être imprégnés de notre exception culturelle et nous sommes convaincus de mériter une attention particulière. Notre marché constitue :

  • Un enjeu social soutenu par 15.000 professionnels – 60.000 emplois directs et induits.
  • Un enjeu économique (4 milliards d’euros de chiffre d’affaires : 2,2 pour le commerce indépendant et 1,8 pour les ventes aux enchères).
  • Un enjeu culturel et politique :

– Culturel car il conditionne largement la place de nos goûts de vie dans la société.

– Politique enfin dans la mesure où le rayonnement culturel est un des facteurs essentiels de l’influence, de la marque et d’une certaine affirmation de notre identité.

Aujourd’hui, le contexte économique est marqué par le recul de la croissance mondiale chez nous et dans les pays occidentaux, là où elle semblait être durablement implantée. Notre réflexe protecteur nous empêche d’accepter la réalité telle qu’elle est, pour nous ranger frileusement derrière la pensée du moment qui préfère entretenir le doute jusqu’aux confins de l’illusion.

Une croissance diagnostiquée à 0,0 %, cette croissance est d’ailleurs considérée comme exagérément optimiste par les économistes. Ce qui empêche pour le moment toute espérance d’emploi, toute amélioration de l’économie et toute forme d’investissement.

Il s’agit donc d’une stagnation dont, au pire, nous pourrions passagèrement nous accommoder sans un alourdissement inéluctable de la fiscalité de 4,5 milliards d’euros dont vont être gratifiés les contribuables qui ont snobé les paradis fiscaux.

 

L’art dans tout cela est-il encore une valeur refuge ?

Un réflexe bien français nous pousse naturellement à le croire mais notre activité si longtemps attractive se cale aujourd’hui inexorablement à l’unisson de l’économie dégradée. Elle oscille entre une récession qui ne dit pas son nom et une croissance atone.

Il y a une superposition très distincte de nos marchés que l’on exprime à travers le vocable générique de marché de l’art :

  • Ceux qui exposent leurs records sous les feux de la rampe,
  • Qui peopolisent les collectionneurs fortunés,
  • Qui martèlent les enchères record.

Ce prisme grossissant qu’est l’art business a pour effet de confiner dans un clair-obscur certes peu artistique celui-là.

 

La frange massive des acteurs de notre marché français

Nous nous comptons en milliers de professionnels répartis dans toutes nos régions. Et notre marché de l’art est vécu depuis bien longtemps comme un phénomène socio-culturel.

  • Des galeristes du Bd St-Germain aux marchés diversifiés de St-Ouen.
  • Des antiquaires du Carré Rive Gauche, du Village Suisse, aux espaces réputés de Lyon (Rue Auguste Comte), Montpellier, Marseille, Avignon, Metz ou Le Mans.
  • Des marchés permanents aux salons prestiges de Bordeaux ou Dijon en passant par les traditionnelles et multiples manifestations d’antiquités ou de brocante de nos villes et de nos villages.

Quelle diversité de niveaux, de spécialités, de connaissances et de savoir-faire !

Mais aussi pour beaucoup d’entre nous, que de difficultés de gestion à surmonter, voire de survie professionnelle à maintenir au gré de chiffres d’affaires en baisse, de charges en hausse et d’excédents qui ne sont pas toujours au rendez-vous.

Les médias qui ont dans l’ensemble une propension à relayer les informations record de la planète marché de l’art, masquent dans le même temps cette autre réalité ; celle de notre marché à nous où l’opulence n’a pas sa place car elle est déjà occupée par l’austérité et la récession.

Plus que jamais, mes amis, le contexte économique perturbe notre secteur d’activité.

Et alors que notre marché peine à trouver quelques ouvertures (à l’image de notre manifestation de Chatou), nos professionnels : antiquaires – brocanteurs – galeristes sont autant d’acteurs qui, pour la plupart, vivent leur aventure avec passion.

En réponse et face à cette réalité, ce sont autant d’interventions diversifiées que s’efforce de conduire notre instance nationale, et notamment dans les domaines :

  • Juridiques (parce que l’affaire du « MONDE » nous y conduit),
  • Fiscaux (Contribution à la M.D.A., T.V.A. à l’importation),
  • Législatifs (l’I.S.F. – Droit de suite…).  

Puis, il importe qu’en toutes circonstances nous nous efforcions de préserver la réputation du marchand et l’image de l’instance qui a vocation à représenter notre secteur d’activité.

Mais, me direz-vous ? Encore faut-il que le Conseil d’Administration soit lui-même composé de personnes qualifiées au sens professionnel et moral du terme et qui sont les principes fondateurs du SNCAO-GA.

Ces fondements ne sont autres que l’éthique syndicale qui est inscrite dans nos textes, lesquels ne sont pas négociables et certainement pas à des fins personnelles.

Depuis quelques mois, notre environnement associatif et professionnel a été souillé comme jamais auparavant par les démarches outrancières faites de mensonges et de diatribes diffamatoires d’un manipulateur pervers.

Les inconséquences de ce personnage lui ont valu en 2011 son exclusion du Conseil pour cause de harcèlement ainsi que de contournement incessant des règles statutaires.

Mais n’écoutant que son indélicatesse coutumière, il a posé à nouveau sa candidature aux dernières élections, en menant une campagne d’une indécence sans nom.

Notre Assemblée Générale de ce soir vient de nous faire connaître le résultat officiel des élections 2013.

Les adhérents électeurs ont très massivement exprimé le rejet de sa candidature et de ses méthodes.

De nombreux administrateurs et moi-même dénonçons et condamnons ses désolantes turpitudes. Elles l’ont classé comme indésirable et pour tout dire nuisible à l’encontre :

  • Des professionnels qui rejettent une telle perversion,
  • Du SNCAO-GA qui défend des valeurs qui ne sont pas celles-là,
  • Et d’un Conseil d’Administration qui a tout de même beaucoup mieux à faire.

En conclusion, ma réflexion qui est également celle de nos adhérents avisés s’appuie sur un principe simple et dicté par le bon sens :

A problématique concrète, réponse concrète !

Mesdames et Messieurs, je vous remercie de votre aimable attention.

 

Michel GOMEZ

Président du SNCAO-GA

 

 

Cet éditorial contient des extraits du discours prononcé par M. Gomez lors de l’Assemblée Générale du 23 mai 2013.


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