Début 2007, notre Conseil d’Administration décidait de l’envoi à nos adhérents d’un questionnaire conçu pour l’élaboration de notre baromètre économique.

Nous savons tous que notre nature discrète nous a depuis longtemps habitué à une forme de confidentialité concernant toutes informations liées à notre commerce, de laquelle on ne se laisse pas aisément distraire. Toutefois, vous avez été assez nombreux à nous retourner ce questionnaire et la synthèse de vos réponses, bien qu’insuffisantes, nous permet d’esquisser le profil moyen du professionnel 2007 :

– 66 % d’entre nous conduisent leur entreprise à titre personnel, à la fois comme ambulant mais aussi comme sédentaire et cela pour 78 % de façon mixte nous ouvrons nos boutiques en centre ville ( 45 % )

Nous exerçons seuls dans 65 % des cas

– 24 % d’entre nous réalisent un chiffre d’affaires qui se situe dans une tranche de 45.000 à 88.000 €.

Si 41,66 % d’entre nous ont été confrontés en 2005-2006 à une baisse de leur C.A., 28,78 % appréhendent 2007 de façon semblable.

Nous avons appris que notre activité marchande sur Internet était négative.

Elle l’est :

– à la vente dans 59,84 %,

– et à l’achat à hauteur de 45,45 % et cela même si de pâles tentatives sont faites sous forme de création de boutiques en ligne en direction de l’étranger pour 25 % exprimés.

Si toutes ces informations chiffrées sont à accueillir avec prudence, elles ne nous laissent cependant pas indifférents, elles nous concernent, nous informent, nous sortent de notre isolement, nous inquiètent ou nous rassurent, c’est selon.

Ces informations peuvent s’avérer très utiles pour ceux qui sont en situation d’influer les orientations du marché. D’autres instances nationales semblables à la nôtre, telle que le S.L.A.M. (Syndicat du Livre Ancien et Moderne) ont également sollicité ce type de réponses auprès de leurs adhérents avec un égal succès.

Depuis quelques mois, le marché de l’art semble être une source d’intérêt un peu plus affirmée par le Chef de l’Etat et notre Ministre de tutelle.

Le marché de l’art est l’un des lieux essentiels du rayonnement culturel international de la France, il constitue au-delà de son importance économique, le support de la création et est le vecteur de sa diffusion. Aussi, comment ne pas prendre en compte la richesse de notre patrimoine et le dynamisme des professionnels.

On nous assure que des missions de réflexion et de concertation vont être proposées afin de déboucher sur des mesures constitutives d’un plan de renouveau de notre marché, dont l’ambition est de le replacer au cœur des flux mondiaux.

Les modalités d’intervention de l’Etat devront logiquement s’appuyer sur une bonne connaissance statistique et économique de notre marché.

La dernière réunion de l’Observatoire du marché de l’art réunissait les représentants de l’Etat (Ministères, Musées, etc …) et les différents acteurs du marché de l’art dont le S.N.C.A.O.-G.A.

A cette occasion, fût affirmée cette nécessité de rassembler toutes les données statistiques concernant notre secteur d’activité.

Afin d’assurer une harmonisation de nomenclature, nous transmettrons, ainsi que nos partenaires, notre outil d’information, au représentant des pouvoirs publics. L’utilité de ce questionnaire implique de regrouper les informations communes à tous, ainsi que nos spécificités catégorielles.

Si nous voulons, mes Chers Collègues, être soignés là où nous avons mal, et soutenus là où nous fléchissons, ne craignons pas de nous confier à nos interlocuteurs mais avec discrétion cela va de soi !

Cher(e)s Consoeurs et Confrères, nous vous adressons, le Conseil d’Administration et moi-même, tous nos vœux de bonheur et de réussite pour l’année 2008.

Michel GOMEZ

Président du SNCAO et Galeries d’Art

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