Au début des années 60, la France occupait encore la 1ère place du marché mondial de l’art.

Si par la suite, la Grande-Bretagne en Europe et les USA dans le monde nous ont ravi cette pôle-position, nous avons continué cependant d’occuper une place très enviée jusqu’au début des années 2000.

Notre pays dispose d’atouts importants :

  • Nous sommes un haut lieu du tourisme international.
  • Nous possédons un immense patrimoine culturel, nous étions détenteur du grenier le plus convoité dans le monde.
  • Nous sommes le pays du luxe et de l’art de vivre où notre sens créatif a accompagné toute notre histoire.

Le marché de l’art est vécu en France comme un phénomène socio-culturel.

Nous avons dénombré en 2011 avec :

  • Les brocantes, les foires, les salons d’antiquaires et de galeries,
  • Les marchés hebdomadaires,
  • Les marchés mensuels,

15.000 évènements qui parsèment l’Hexagone et attirent plus de 20 millions d’amateurs et de visiteurs en chiffre cumulé, qui fréquentent ces différentes manifestations avec curiosité et passion.

 

Les acteurs du marché de l’art en France.

Ils exercent leur activité selon deux axes distincts.

  • Les ventes publiques ou ventes aux enchères. On dénombre 396 OVV dans l’Hexagone et 4.000 dans l’Union Européenne.
  • Le commerce indépendant dont notre statut nous définit également comme revendeur de gré à gré.

 

Nous sommes au nombre de 15.000 marchands en France toutes spécialités et tous niveaux confondus, 55.000 revendeurs en Europe et 400.000 revendeurs dans le monde.

Le montant total des ventes réalisées en 2011 en objets d’art, objets de collection – ancien – moderne ou contemporain, est de 3,5 milliards d’euros.

  • 1,3 milliard est le résultat affiché par les 396 OVV (dont 75 % en Ile-de-France).
  • 2,2 milliards représente le montant des ventes réalisées par les 15.000 marchands français.

 

Dans sa diversité de spécialités et de niveaux, ce tissu commercial constitue la grande force du marché de l’art en France.

La tempérance de nos marchands mais aussi leur curiosité, leur goût et leur passion affirmés dans la durée leur valent :

  • D’être un élément fondamental de la sauvegarde ou de la mise en valeur de notre patrimoine au sein duquel ils évoluent.
  • Puis nos galeristes accompagnent la création contemporaine, ils apportent un incontestable soutien aux artistes.

 

Au cours de ces dernières années, nous avons été confrontés à une évolution sans précédent. Elle a bouleversé l’ordonnancement des choses et les valeurs reconnues. Cette déstabilisation est essentiellement due à :

  • La globalisation du marché.
  • La montée en puissance des mégapoles.
  • La réforme du statut des salles de vente.
  • La vente en ligne.

 

Aujourd’hui, nous ne sommes plus dans une juxtaposition de marchés nationaux où la France occupait une place en harmonie avec sa dimension culturelle mais dans un espace planétaire où nous nous trouvons insérés dans un réseau mondial où le pouvoir de l’argent, le pouvoir politique et le pouvoir médiatique trop délocalisé finissent même par transférer ailleurs une partie de nous-mêmes.

Je considère qu’il est, pour nous, plus naturel et plus rassurant d’évoluer au sein du marché de l’art français, tel que défini par notre histoire.

Il est une composante culturelle, artistique et populaire dont la dimension financière a bien sûr sa place.

Par contre, je crains que de trop sublimer les records planétaires, les médias finissent par rendre inaudible notre réalité française à force de la taire.

 

A bientôt,

 

Michel GOMEZ

Président du SNCAO-GA

 

Chers (es) adhérents (es) et chers (es) amis (es),

Je vous adresse au nom du SNCAO-GA et de son Conseil d’Administration tous mes vœux de bonheur et réussite pour l’année 2013.

 

 

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