Courrier d’une adhérente destiné aux professionnels de l’antiquité et de la brocante…

A la sortie d’un salon « d’antiquités », j’étais ulcérée (et les mots sont faibles…) de m’être, une fois de plus, faite avoir. Nous étions encore quelques-uns à dire que l’on ne nous y reprendrait plus, tout en sachant très bien que ce ne serait pas la dernière fois.

 

Pourquoi tant de colère ?

Il y en a assez d’être littéralement pris en « otage » par ces organisateurs sans scrupules admettant tout et n’importe quoi sur leurs manifestations et nous « rackettant » à longueur d’années. Ils détruisent notre métier, annihilent notre clientèle en la dupant sans vergogne.

J’ai donc pris ma plume pour rédiger cette lettre ouverte aux organisateurs et ai demandé à la publier sur les journaux professionnels. A ce jour, peut-être n’est-elle pas encore éditée ou alors refusée. Par cette intervention, j’ai voulu mettre en garde ces personnes devant le danger de la dérive de notre profession et pour leur signifier qu’ils étaient, eux aussi, à leur niveau, à l’origine de la propagation de la vente de copies et de neuf sur les foires et salons, par leur manque de rigueur et leur appât du gain rapide.

Mais le phénomène n’est pas nouveau, me direz-vous, et chacun râle dans son coin sans pour cela agir. Les règlements n’y font rien ; les avertissements, encore moins ; et les bonnes manifestations se raréfient au fil du temps. Le Label SNCAO est très bien car il nous assure d’une bonne tenue mais il est impossible de tout contrôler. Le principe du boycott n’est pas suivi sur le long terme et est fait à titre individuel car nous sommes incapables de nous fédérer, même pour un sujet aussi crucial qui va amener à la mort de notre métier.

 

Alors, que faire ?

Moi, petite brocanteuse, j’ai, peut-être, un début de solution ; en tout cas, un début de réaction au problème. Mon idée est la suivante :

Ouvrir un site, avec l’aide du Syndicat par exemple, ou une personne qui soit neutre dans ce domaine, sur lequel chacun pourrait noter, honnêtement et en toute impartialité, la dernière manifestation à laquelle il a participé, sur les divers points à retenir : la publicité, l’accueil, les exposants, la salle, la tenue du salon, etc. Il pourrait aussi y avoir un forum pour échanger les points de vue. Pour confirmer une annotation, elle devrait être bien sûr approuvée par au moins 3 exposants, afin d’éviter les conflits personnels.

Je suppose qu’ainsi, cela ferait réfléchir certains organisateurs sur les prestations qu’ils proposent.

Si mon idée de départ vous plaît, contactez-moi par l’intermédiaire du Syndicat et vous pouvez y contribuer largement par vos suggestions, car nous avons tous, à un moment ou à un autre, été confrontés à cette situation de « ras-le-bol ».

 

Christine T.

 

 

 

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