ALLOCUTION PAR LE PRÉSIDENT MICHEL GOMEZ LORS DE LA REMISE DU PRIX HENRI HAVARD à MME BÉATRICE DE ROCHEBOUËT, JOURNALISTE DU FIGARO, LE 12 AVRIL 2005

Mesdames, Messieurs,

Nous sommes ravis de vous compter nombreux parmi nous et d’accueillir ce soir en cette salle du Conseil de la Mairie du 9ème arrondissement de Paris, Mme Béatrice de Rochebouët, journaliste d’art, en compagnie de M. Legrand, Maire-Adjoint représentant M. Bravo, Maire du 9ème arrondissement de Paris.

Au cours de cette soirée dont la deuxième partie consistera en l’Assemblée Générale annuelle de notre syndicat, nous entamons dès à présent la première séquence dont l’événement majeur est la remise du prix Henry HAVARD à Mme Béatrice de Rochebouët, journaliste du Figaro.

Je salue quelques personnalités présentes représentant le marché de l’art, Frédéric Castaing, Président du Syndicat de la Librairie Ancienne et Moderne avec qui nous collaborons étroitement, Maître Gérard Champin, Président du Conseil des Ventes Volontaires aux enchères publiques, Jean-Gabriel Peyre, Président du Conseil National du Marché de l’Art et Secrétaire Général du Syndicat National des Antiquaires.

Je salue également les représentants de la presse, François Duret-Robert, journaliste du Figaro, Jean Bedel, Valérie Duponchelle, collaboratrice de Béatrice de Rochebouët, les directrices des écoles IESA et EAC, Françoise Schmit et Claude Vivier et beaucoup d’autres amis parmi lesquels Alexis Bordes qui a succédé à Jean-François Chabolle à la Présidence de l’Association des Antiquaires du Quartier Drouot.

Merci à tous de nous faire l’amitié d’être avec nous ce soir, aux côtés de tous les acteurs du marché de l’art ancien et contemporain.

Mme Béatrice de Rochebouët, vous avez un parcours très animé. Fille d’explorateur, vous êtes devenue dans le sillage de votre père une sportive accomplie et une grande voyageuse, vous connaissez remarquablement l’Orient et vous êtes l’auteur parmi d’autres livres de « Voyage sur le Nil ». Vous avez co-produit le catalogue de l’exposition Brongniart au Musée Carnavalet. Vous avez été chroniqueuse dans de nombreuses revues. Enfin vous tenez la rubrique du marché de l’art du Figaro depuis une vingtaine d’années.

L’attention particulière que vous portez au Marché de l’Art et l’approche que vous en faites diffèrent quelque peu de celle que nous en avons comme professionnels. Vous analysez des situations au cheminement quelquefois insolite comme par exemple votre dernier article sur Eileen Gray et son amie Damia qui retrace le parcours mouvementé de ces fauteuils à la sirène qui défraient la chronique judiciaire. Votre curiosité de l’événement va au-delà de l’information que nous avons l’habitude de recevoir. L’écriture très dense qui est la vôtre et que l’on dit puissante, parfois un brin acide, exprime tout l’attrait des sujets que vous abordez.

Pour toutes ces raisons nous avons porté vers vous notre attention comme nous l’avions fait précédemment pour Francine Rheims et l’an passé pour Jean Bedel et avons donc décidé de vous attribuer le prix Henri Havard du nom de votre alter ego qui vous a précédé d’un siècle. Vous faites en effet partie des personnalités qui donnent une dimension nouvelle au marché de l’art, cet espace inépuisable et fascinant au sein duquel nous évoluons.

Les professionnels que nous représentons ont un esprit libre et indépendant. Ce sont aussi des curieux qui portent attention à l’objet né de l’esprit créatif de l’homme. Le marché de l’art, quels que soient ses différents niveaux, ses différentes spécialités, fonctionne comme une sorte d’ écosystème où chacun se nourrit un peu de l’existence et de l’expérience de l’autre. Il constitue un tout, un ensemble indissociable qui fait que si votre regard se porte assidûment au niveau le plus élevé vous verrez qu’en l’orientant aussi vers les autres strates, même les plus modestes, vous aurez des découvertes intéressantes à faire.

Le marché de l’art c’est aussi un enjeu culturel, économique, avec toutes les professions annexes et en outre social avec 60.000 emplois induits.

Même si le marché de l’art français est aujourd’hui en retrait par rapport à une période où il occupait le premier rang mondial il demeure toutefois un élément d’activité important. Il est même un enjeu politique car il fait partie de l’identité nationale dont d’ailleurs se recommandent à juste titre les responsables politiques tant il est porteur d’image forte de notre pays.

Pour toutes ces raisons, nous considérons que le marché de l’art est une plate-forme d’observation tout à fait remarquable et quand on a la plume aussi habile que la vôtre, nous avons de bonnes raisons de penser, Madame de Rochebouët, que vous n’avez pas fini de nous proposer des choses tout à fait passionnantes sur notre profession.

Je vous en remercie et pour toutes ces raisons, je suis heureux, Madame, au nom de mes amis du SNCAO, de vous remettre le prix Henri Havard.

Michel GOMEZ,

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