Extrait du discours prononcé par Le Président Michel Gomez au cours de l’Assemblée Générale du SNCAO le 11 avril à Paris en présence :

Du député Jean LEMIERE (Chargé de Mission du Gouvernement), de Franck SUPPLISSON (Conseiller du Ministre Renaud DUTREIL) et de nombreux autres invités.

Quelle image et quel rôle se façonne le SNCAO pour les années à venir?

En lançant cette question aux allures de débat avant-gardiste, c’est déjà poser le problème de son fonctionnement actuel, car si on ne sait pas toujours où on va, il importe de savoir d’où l’on vient.

Le rôle qu’assume notre syndicat, de même que la place qui lui est reconnue par l’ensemble des acteurs du marché de l’art, sont des réponses qui confortent notre instance nationale dans sa capacité à être entendue et écoutée au sein du cercle très relevé de nos interlocuteurs parisiens.

Notre image se veut celle d’une institution active et représentative avec ses milliers d’adhérents, son dynamique Conseil d’Administration, ses Présidents Régionaux et Départementaux. Elle s’inscrit autour de valeurs authentiques, fondamentales face à une réalité contraignante et pas toujours saisissable due à :

• Un marché de l’art en quête de nouveaux repères,

• Une clientèle perturbée par l’absence de la jeune génération.

• Une évolution des goûts.

L’image traditionnelle des siècles passés est troublée par la déco des années 50 à 80.

Est-ce que Jacques ADNET, Charlotte PERRIAND, Jean PROUVé ne sont pas en train de faire oublier BOULLE, CRESSENT et B.V.R.B.?

• Une administration tatillonne et une fiscalité pesante dont le particularisme français nous exposent à une distorsion de concurrence européenne.

• Puis une image quelques fois flétrie qu’il nous appartient sans cesse de réhabiliter.

Tel est le rôle pilote que vous attendez de nous et que nous nous efforçons d’assumer.

J’ajouterai qu’à l’exception de quelques commentateurs vindicatifs et bornés et de quelques professionnels qui n’honorent pas toujours notre métier, l’ensemble des observateurs nous reconnaît un rôle majeur dans la représentation de notre activité ou chaque pratiquant qu’il soit antiquaire – brocanteur – galeriste – expert contribue insensiblement mais durablement, et depuis longtemps déjà, à la protection et à la sauvegarde de notre patrimoine.

Puis après avoir longuement développé le dossier du paracommercialisme sur les vide-greniers et sur internet.

• Notre engagement pour la licence professionnelle,

• Notre présence à l’Observatoire et à la Maison des Artistes,

• De nos projets tels que les Etats Généraux de la profession en 2006.

De conclure ainsi :

Vous l’aurez compris Mesdames, Messieurs et Chers Collègues, les projets sont là, nos motivations également et notre enthousiasme est intact.

J’ai, par ailleurs, toujours veillé à ce que soit reconnu au professionnel la place centrale qu’il doit occuper comme acteur du Marché de l’Art.

Si bien qu’il m’est arrivé de dire que l’antiquaire est le poumon d’un système qui en fait le gardien de notre patrimoine.

Telle est la voie optimiste que nous empruntons inlassablement avec mes collaborateurs et amis du Conseil d’Administration, en nous inspirant de ce proverbe chinois : « mieux vaut allumer une bougie que maudire l’obscurité ».

Michel GOMEZ

Président du SNCAO

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