Discours du Président Michel Gomez, Président du SNCAO-GA et Président du Marché de l’Art en Fête, prononcé à l’Hôtel de Ville de Paris le 18 avril 2009

À l’adresse et en réponse au discours d’accueil de Mme Lyne COHEN-SOLAL, Adjointe à la Culture ou Maire de Paris

Au nom de nos partenaires du Marché de l’Art en Fête, nous sommes sensibles à vos propos de bienvenue.

Je vous remercie de bien vouloir nous accueillir dans le cadre majestueux des superbes salons de l’Hôtel de Ville de Paris, afin que s’y déroule le colloque animant la première édition nationale du Marché de l’Art.

Je tiens à remercier chacun des participants d’avoir répondu à notre invitation.

Notre événement se déroule sous le patronage du Ministère de La Culture, avec l’importante collaboration de La Mairie de Paris, ainsi que le soutien logistique de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, de nombreuses Chambres de Commerce et d’Industrie de Province, des ConseiLs Régionaux, des Conseils Généraux.

À l’issue de mon propos, Mme Sabine Bourgey, Vice-Présidente du Syndicat National des Antiquaires et excellente conteuse, nous instruira sur les légendes et la réalité des trésors. Puis Vincent Noce, journaliste à Libération, nous annoncera les deux thèmes qui seront débattus par nos éminents invités.

Au sein du titre générique « Marché de l’Art : Pulsions et Collections » seront soutenus et développés les deux thèmes suivants :

– « Collectionner les manuscrits et les livres ».

– « Art et patrimoine ».

Une année a été nécessaire pour que nous passions d’une idée naissante à la mise en forme de nos Journées Nationales du Marché de l’Art.

C’est au Comité de Liaison du Marché de l’Art (structure informelle initiée par Maître Gérard CHAMPIN au début des années 2000) que se sont retrouvées les instances nationales représentatives du marché de l’art dans sa composante professionnelle : commerce traditionnel, commerce indépendant.

Il s’agit d’un lieu de débat, de réflexion où nos similitudes, voire nos différences très complémentaires, nous conduisent à des comportements très réactifs.

Notre constat, quel est-il ?

Il consiste à regretter le décalage existant entre la place réelle occupée par le commerce indépendant que nous représentons et l’image abusivement réductrice qui est relayée. Aussi, nous considérant qualifiés pour exprimer la réalité de ce que nous représentons, nous avons convenu de créer cet événement destiné à sensibiliser les représentants du monde de l’art, le monde de l’information, ainsi que le grand public. Nous avons décidé de créer l’événement les Journées Nationales du Marché de l’Art. Afin de devenir un interlocuteur statutairement qualifié pour entretenir tout contact avec les institutionnels, nous nous sommes constitués en association que nous avons intitulée « Le Marché de L’Art en Fête ».

Mesdames et Messieurs, je me limiterai à vous énoncer quatre critères d’appréciation qui se suffisent à étayer notre statut de marchand, en nous plaçant globalement comme acteurs prépondérants du marché de l’art :

4 milliards d’euros, c’est le chiffre global réalisé en France en 2006 par le négoce de toutes les formes de ventes d’art. 2 milliards 600 millions soit les 2/3 est la part réalisée par le commerce indépendant. Le tiers restant est assuré par les ventes aux enchères. C’est le résultat d’une enquête conduite par la Direction des Études Prospectives et Statistiques (D.E.P.S.), diligentée par le Ministère de la Culture.

Relations soutenues entre acheteurs et vendeurs sous-entendant une fidélisation basée sur la qualité relationnelle et la confiance.

Participation à la sauvegarde du patrimoine en passant par toutes les étapes de redécouverte, d’étude historique, de restauration, de valorisation.

La connaissance, car la quasi-totalité des 2000 experts qui œuvrent en France toutes spécialités confondues, sont ou ont été des professionnels.

C’est ainsi que les 16.000 commerçants français constituent une trame dense, diversifiée de toutes régions, de tous niveaux, de toutes spécialités. Et c’est en cela que nos Journées Nationales prennent un sens, car un message semblable est exprimé par nos confrères dans de nombreuses régions, villes ou villages, sous cette forme ou d’autres : vernissages, opération Portes Ouvertes, expertises gratuites, conférences, conseils, jeu-concours.

Entre 5.000 et 6.000 professionnels ont participé à ces Journées et dans certains cas de façon très médiatisée. Bordeaux, le Gers, le Jura, la Bourgogne, Rouen, de nombreux marchés : le Village Suisse, le Carré Rive Gauche…

Du prestigieux antiquaire parisien au brocanteur discret mais tout aussi vrai de la France profonde en passant par la diversité exprimée par les philatélistes, les numismates, la librairie, l’art contemporain, les experts.

C’est cette mosaïque de savoir et de savoir-faire que nous représentons, qui nous qualifie pour rappeler au public que le marchand est véritablement au cœur du dispositif du marché de l’art.

Mesdames et Messieurs, le double mérite de cette première édition est d’avoir été initiée afin de transmettre ce message en même temps en divers endroits.

Et, fait sans précédent, d’avoir fédéré toutes les instances nationales représentatives du marché de l’art.

Rendez-vous est déjà pris pour 2010.

Je vous remercie de votre aimable attention.

Michel GOMEZ

Président du SNCAO et Galeries d’Art

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