Notre activité d’antiquaires, brocanteurs et galeristes se nourrit de l’intérêt qu’on lui porte et des passions qu’elle suscite. Elle doit tracer sa voie parmi les dérèglements qui fréquemment ont altéré son bon déroulement, et perturbent la sérénité de ses différents acteurs.

Il n’est donc pas surprenant qu’au regard de cette situation instable de vives réactions s’expriment, des consciences s’indiquent et des esprits s’enflamment.

Il n’est pas surprenant non plus que l’important ralentissement de nos affaires engendrant dans bien des cas l’inquiétude du lendemain débouche sur des réactions critiques excessives parfois confuses et trop souvent négatives mais il n’échappe à personne que parmi tous ces analystes irréprochables, ces censeurs infaillibles, se glissent quelques ayatollahs de la pensée à l’effet destructeur.

J’observe que la démarche audacieuse de quelques uns consiste de surcroît à orienter leurs armes en direction de ceux qui en dehors de tout intéressement personnel mettent leurs idées, leur savoir-faire et leur détermination au service de notre profession.

Ce constat a conduit le SNCAO à initier une rencontre avec plusieurs associations dont certaines comme nous entretiennent, elles aussi, une réflexion au niveau national.

Cette rencontre s’est tenue le 11 septembre, rue de Provence où nous avons eu le plaisir d’y accueillir les représentants de six associations de professionnels.

Il y eut autant d’intervenants que de présents. Chacun à sa manière dans un esprit responsable s’efforçait de développer son analyse de la situation concernant le paracommercialisme sur les vide-greniers et sur internet.

Nous n’étions évidemment pas dans le cadre d’un entretien rassemblant des discoureurs impénitents, théorisant sur une situation observée à distance, mais au contraire face à des intervenants en prise directe avec l’événement car ce que nous vivons en tant qu’observateurs, c’est aussi en tant que professionnels que nous subissons les affres de ce phénomène de société.

Par ailleurs, convenons que notre statut de bénévole devrait inciter chacun à s’engager sur la voie d’un respect mutuel et d’une considération réciproque.

A l’occasion de cette rencontre, nous avons envisagé d’adresser, sous une rédaction commune un courrier à tous les candidats déclarés à la présidentielle de 2007, les incitant à nous faire connaître leur engagement anti-fraude dans le cadre du marché de l’art.

Nous avons également décidé de tenir le 20 novembre prochain une conférence de presse où la convergence de nos interventions apportera nécessairement un meilleur poids d’écoute auprès de nos interlocuteurs.

Tout cela paraît bien simple mais en fait, il n’y a là rien moins que de très ordinaire.

Michel GOMEZ

Président du SNCAO

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