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Une désillusion que jespère passagère.
Lactualité mimpose dinscrire provisoirement, je veux encore le croire, un bémol à lenthousiaste partition que javais écrite dans mon édito de juin sur ladoption de lart.21 de la loi Dutreil sur le paracommercialisme. Le SNCAO a été contacté sur ce dossier par lensemble de la presse Française et quelques fois étrangère dont le « Times ». Nous avons eu également à débattre plusieurs fois, avec un opposant à cette loi, sorti don ne sait où, président dune Fédération Française des associations bénévoles, bien quinconnu jusqualors dans le milieu associatif que jai pourtant beaucoup fréquenté. En fait, ce zélé pourfendeur de lantiquaire et brocanteur contribuable semble plutôt sortir de la boite de pandore politico-syndicale. Lexpérience nous a trop souvent démenti quune telle source de pression a souvent engendré une regrettable réaction de frilosité et cela même chez les Ministres les plus déterminés. Aussi, après avoir fait parvenir un courrier à lensemble de nos députés et sénateurs, voici la lettre que je viens dadresser à notre Ministre des PME/PMI M. Renaud Dutreil. « Monsieur le Ministre, Après avoir hautement apprécié votre remarquable engagement à lencontre dun paracommercialisme débridé qui sévit depuis trop longtemps sur les vide-greniers, je tiens en revanche, à vous exprimer au nom du SNCAO représentant les 15000 antiquaires, brocanteurs et galeries dart français notre totale désapprobation concernant votre récent changement dorientation. Je ne veux pas croire que notre Ministre des PME/PMI abandonne son soutien aux professionnels du marché de lart afin de le réserver à près de un million et demi de fraudeurs à risque, disséminés sur les 50.000 vide-greniers. Jadresse ce jour à tous les Députés et Sénateurs un courrier les informant que larticle 21 de la loi na dautre ambition que de freiner la concurrence déloyale que nous imposent ces faux professionnels, sans pour autant gêner les vrais particuliers occasionnels. Aussi, je me permets de vous demander de bien vouloir maccorder un entretien à une date fixée à votre convenance afin que vous me rassuriez sur votre détermination à maintenir intégralement lart. 21 de la loi qui porte votre nom. Ainsi quà exprimer votre soutien concernant la sortie du décret et ses modalités dapplication avant la fin de lannée 2005. Je vous prie dagréer, Monsieur le Ministre, lassurance de ma haute considération ». Michel GOMEZ, Président du SNCAO
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