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L’organisation internationale de police criminelle INTERPOL, dont le siège est à Lyon, a pour but d’assurer et de développer l’assistance réciproque la plus large entre toutes les autorités de police criminelle de ses pays membres. Elle vise également à développer toutes les institutions susceptibles de contribuer efficacement à la prévention et à la répression des infractions.

Le commerce illicite des biens culturels, nourri par la demande en provenance du marché de l’art et facilité par l’ouverture des frontières, l’amélioration des modes de transport et l’instabilité politique de certains Etats, donne lieu à de nombreux vols dont souffrent particulièrement la France et l’Italie.

Pour lutter contre ce type de criminalité et sensibiliser le plus large public possible à ce fléau, INTERPOL a ouvert depuis le mois d’août 2009 l’accès en ligne à sa base de données mondiale sur les œuvres d’art volées. Anciennement disponible sur DVD, ce catalogue d’œuvres d’art volées est désormais consultable en ligne par toute personne autorisée. En effet, il est nécessaire, préalablement à une première connexion, de compléter un formulaire d’inscription afin d’obtenir un mot de passe et un identifiant. 

Marche à suivre pour une première connexion

  1. Se rendre sur la page internet dont l’adresse est la suivante : http://www.interpol.int/Public/ICPO/PressReleases/PR2009/PR200978FR.asp
  2. Compléter et envoyer le formulaire en ligne, disponible à partir des liens « Demande en ligne » ou « Formulaire d’inscription ».
  3. Un mail contenant un identifiant vous sera envoyé par INTERPOL.
  4. Vous devrez accuser réception de ce mail.
  5. Un deuxième mail contenant un mot de passe vous sera envoyé par INTERPOL (pour des raisons de sécurité, l’identifiant et le mot de passe ne sont jamais envoyés ensemble).

Attention : du fait de cet échange de mails, il est prudent pour une première connexion de s’y prendre un peu à l’avance… Une fois l’identifiant et le mot de passe obtenus, la consultation de la base de données est alors instantanée et illimitée.

Il convient de noter que l’accès à cette base de données est ouvert à toute personne physique ou morale intéressée (organismes culturels, musées, salles des ventes, galeries d’art, collectionneurs, etc.) et n’est donc plus limité aux seuls services de répression. En conséquence, il apparaît désormais difficile pour des acheteurs ou des vendeurs d’affirmer en cas de découverte d’un objet volé en leur possession, qu’ils n’avaient pas la possibilité de vérifier si cet objet était déclaré comme tel.

L’accès du SNCAO-GA à cette base de données, qui contient à ce jour les références de 34 000 œuvres d’art volées dans le monde, a d’ores et déjà été validé. 

Syndicat National du commerce de l’antiquité, de l’occasion et des galeries d’art