Le brocanteur et l’antiquaire sont des commerçants à part entière. Avant d’essayer de définir les différences entre les deux appellations de « brocanteur » et « d’antiquaire », il est important de préciser que ce type de commerce impose des obligations particulières qui demandent de la compétence et de la vigilance à celles et ceux qui l’exercent. L’objet de ce guide est de donner à tous les professionnels de l’antiquité et de l’occasion, une meilleure connaissance des lois et réglementations régissant notre profession.
Objet de la profession
Les antiquités sont tout ce qui reste de l’art ancien et qui nous aide à la connaissance des institutions, de la culture, des croyances et des usages des peuples.
Il faut bien noter en préliminaire que l’antiquaire et le brocanteur sont tous deux considérés comme « revendeur d’objets mobiliers », seul terme reconnu par la loi.
- L’antiquaire, si l’on se réfère aux indications contenues dans la monographie relative au commerce des antiquités, est celui qui vend des objets provenant de l’antiquité ou d’époques plus récentes mais ayant généralement plus de cent ans d’âge (la loi du 31.12.92 relative à la circulation des biens culturels admet toutefois comme antiquités les objets de plus de cinquante ans d’âge).
Sans faire preuve de rigorisme, on peut qualifier d’antiquaire celui qui achète des meubles, objets, tableaux, sélectionnés pour leurs qualités artistiques en dehors de toute copie moderne et qui les propose à la vente après les avoir mis en valeur par des recherches nécessaires à la compréhension de leur origine et de leur qualité artistique.
- Le brocanteur, suivant la monographie, achète et vend une multitude de meubles, objets, tableaux d’occasion anciens ou récents à l’exclusion de toute marchandise neuve.
Depuis longtemps, la lutte contre la copie est un cheval de bataille pour les vrais antiquaires et brocanteurs.
Ceux qui s’adonnent à la vente de copies neuves importées ou non sous la bannière « d’antiquaire » et sous le sigle « d’antiquités » portent préjudice à la profession.
A cet important problème sont venues s’ajouter d’autres menaces : le paracommercialisme et la concurrence des particuliers due à la prolifération des diverses ventes au déballage de brocante, vide-greniers, bourses de collectionneurs ainsi que la concurrence des salles des ventes aux enchères publiques.
Annexe – Renseignement – Statistiques
Les monographies nationales dont disposent les agents des impôts contiennent des renseignements permettant d’évaluer approximativement le bénéfice brut ou le chiffre d’affaires des entreprises.
Ces pourcentages ou coefficients ont seulement un caractère indicatif et leur utilisation par les agents des impôts est subordonnée à une adaptation préalable à chaque entreprise et ne peuvent être opposés à une comptabilité réelle.
- Antiquaires renommés : bénéfice brut 180 % (monographie 3,6).
- Autres antiquaires et marchands : bénéfice brut 100 à 150 % (monographie 2 à 3).
- Brocanteurs : bénéfice brut 50 à 70 % (monographie 1,5 à 1,7).
La réalité est différente car actuellement les monographies réelles globales sont au moins de moitié, mais devant une comptabilité fragile le marchand accepte des taux extravagants, il en ressort des irrégularités dangereuses que le contrôleur veut ignorer sachant parfaitement que « ceci compense cela ». Il serait tellement plus simple d’adopter le régime forfaitaire admis par la C.E.E.