Enflammé par l’émergence de nouveaux collectionneurs richissimes, le marché mondial de l’art ne connaît pas la crise. Il a rapporté selon Artprice 21 % de plus en 2011 que l’année précédente avec 11,57 milliards de dollars de produits.

La Chine a poursuivi l’an passé son impressionnante ascension. Elle s’est adjugé 41,4 % du marché mondial et a rétrogradé les Etats-Unis à la seconde position avec 23,5 %.

Le Royaume-Uni et la France, à peu près stables, ont conservé leurs positions de troisième et quatrième.

Globalement, le marché très haut de gamme a affiché en France ou dans le monde une forme insolente avec plus de 1.600 œuvres vendues au-delà du million de dollars chacune.

La libéralisation du marché de l’art élargit dans l’Hexagone l’activité des maisons de vente en leur permettant depuis juillet 2011 la pratique des ventes de gré à gré.

Or, le constat qui prévaut chez nous dans notre secteur d’activité c’est une France à deux vitesses.

En dehors de ceux qui baignent dans une félicité sans limite, il y a ceux qui, malgré un impact individuel plus modeste, l’emportent par le nombre. Ils sont aussi ceux chez lesquels on observe une plus grande variabilité et où, plus que jamais, chaque professionnel :

  • devrait être inventif dans sa démarche commerciale.
  • et devrait être vigilant et réactif dans la gestion comptable de son entreprise.

 

Depuis quelques temps, le SNCAO-GA est alerté par de nombreux confrères qui subissent certaines pressions provenant :

  • de la Maison des Artistes par le canal de l’URSSAF et qui concernent la contribution à la M.D.A.
  • ou de l’ADAGP à propos du droit de suite.

 

La Maison des Artistes (M.D.A.) est investie de deux missions.

L’une, associative, est conduite en faveur des artistes d’art graphique et plastique.

L’autre, administrative, dite de service public et qui comprend :

  • le recensement des diffuseurs qui procèdent à la démarche commerciale d’œuvres originales.
  • ainsi que le recouvrement de la contribution.

 

Depuis 2003, des interventions du SNCAO-GA auprès de la M.D.A. ont permis que le taux de contribution soit baissé de 3,30 % à 1 % de 30 % du chiffre d’affaire et que les professionnels déclarés en micro-entreprise ou commerçant des objets de collection, d’antiquités (tapisseries, vases, meubles, bijoux) soient affranchis de cette obligation.

Un prochain entretien avec la Direction de la M.D.A. nous donnera l’occasion d’exprimer nos regrets face aux recours fréquents à une taxation excessive opérée d’office par leurs services à l’encontre d’adhérents souvent décontenancés.

Dans un prochain édito, je vous entretiendrai, mes Chers Collègues, du droit de suite qui, à défaut d’apaiser vos craintes, attisera probablement la curiosité de ceux qui doivent s’en acquitter.

A bientôt.

 

Michel GOMEZ

Président du SNCAO-GA

 

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