Notre plus récente réunion du Conseil d’Administration s’est tenue le 12 mars dernier. Il m’a alors paru convenable d’informer mes collègues administrateurs de ma décision de ne pas me représenter à la fonction de Président du SNCAO-GA.

Décision que je confirmerai d’ailleurs le soir du 15 avril au cours de notre Assemblée Générale.

Cette annonce est le fruit d’une réflexion à laquelle je me suis livré depuis plusieurs mois.

Les raisons de ce choix sont nombreuses :

  • J’ai exercé cette importante fonction durant 15 années, renouvelées tous les trois ans par cinq mandats successifs.
  • Je me suis toujours imposé, comme il se doit, un impérieux devoir de responsabilité tel que l’exige la représentation de notre instance dans son contexte hexagonal.
  • L’engagement sur des démarches nombreuses, parfois répétitives, implique bien des concessions personnelles.
  • Des comportements contrastés d’administrateurs où le très louable sens associatif de quelques-uns se heurtait trop souvent à l’intempérance, pas toujours bien comprise, de quelques autres.
  • Puis enfin, l’information transmise à nos adhérents était parfois fâcheusement détournée de son sens initial.

En 1998, c’est sur l’aimable insistance d’une majorité d’administrateurs que j’ai convenu de me présenter à la tête de notre Syndicat. Cette acceptation, je ne l’envisageais que pour la durée d’une mandature. Car selon l’idée que je me faisais de la charge, je l’imaginais certes exaltante mais assez contraignante.

Si, par la suite, les évènements m’ont donné tort sur la durée, ils m’ont en revanche donné raison sur l’astreinte.

Le SNCAO-GA a vocation à conduire, orienter, représenter et défendre les intérêts de notre profession et de ceux qui l’exerce.

Ces exigences syndicales imposent en interne :

  • Une administration accessible, claire et cohérente.
  • Des finances saines et un budget en équilibre.
  • Une structure nationale dense et homogène.
  • Une image syndicale ainsi que professionnelle rassurante et largement appréciée.

Au cours de ces quinze dernières années, le SNCAO-GA a affirmé sa présence au sein :

  • de certains Ministères : de la Culture, du Commerce, de Bercy et de l’Intérieur.
  • de sphères ou organismes d’Etat que notre instance avait précédemment peu coutume de fréquenter.
  • Puis nous avons contribué à soutenir des entretiens réguliers avec les autres Syndicats Nationaux du marché de l’art. Ils ont souvent permis que nous fassions avancer ensemble des dossiers sur la fiscalité ou la législation encadrant notre secteur d’activité.

La fonction de Président du SNCAO-GA impose à celui qui l’assume : bien des obligations de rencontres – d’entretiens – de représentation – d’interventions publiques – de montages et suivis de dossiers générant parfois des résultats espérés mais trop souvent, hélas ! entrecoupés d’amères déceptions.

Tout cela s’inscrit dans le cadre de notre administration syndicale et est partagé en toutes circonstances, au cours de réunions animées, avec celles et ceux qui composent notre Conseil d’Administration.

Chers (es) Adhérents (es), je souhaite vivement que vous ayez pu globalement tirer quelques avantages de l’ensemble de nos démarches syndicales.

Notre sens du propos ainsi que la tenue du SNCAO-GA ont toujours été de présenter Antiquaires, Brocanteurs et Galeristes comme :

  • des protecteurs de notre patrimoine
  • ainsi que des passeurs qui aiment transmettre leur connaissance, leur savoir-faire et leur passion. Alors !!! continuons de transmettre.

A bientôt… à notre Assemblée Générale du 15 Avril.

Michel GOMEZ
Président du SNCAO-GA

 

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