Décembre 2011 – Dommages et Internet

Les professionnels du marché de l’art ont balayé depuis longtemps leurs réticences au moment du démarrage du commerce en ligne. Chacun a compris très tôt que le marché de l’art pouvait aisément s’adapter à ce gigantesque espace commercial aux confins duquel notre imagination ose s’aventurer.

Internet est un exceptionnel moyen de communication et d’échanges, mais également une arme redoutable que trop d’utilisateurs pas toujours vertueux savent habilement utiliser sans contrainte et sans contrôle ou si peu.

Pourtant, insensiblement, de nombreuses réactions se font jour.

Novembre 2011 – Quand la Chine fait son marché

Des conclusions ont été déposées depuis peu par l’organe d’étude réputé du marché de l’art TEFAF (The European Fine Art Foundation) basé aux Pays-Bas.

Cette étude fait ressortir l’extraordinaire effervescence du marché mondial et justifie en même temps l’important bouleversement au sommet de la hiérarchie.

Il est impossible au marché de l’art d’échapper à la formidable vitalité de l’économie chinoise.

Octobre 2011 – I.S.F. et objets d’art

La question de l’art au sein de l’I.S.F. est un symbole et c’est bien sa portée symbolique qui, à l’aune de l’été, a agité la classe politique entrée en effervescence préélectorale.

Début juin, un amendement surprise fut déposé dans le cadre de la loi de finance, par quelques députés, afin d’inclure les œuvres d’art dans l’assiette de l’I.S.F. Cet amendement fut aussitôt suivi d’un renoncement programmé par l’Assemblée Nationale.

Cette menace subrepticement écartée vient peut-être de rassurer timidement le marché et le collectionneur mais sans toutefois tranquilliser complètement le marchand.

Août/Septembre 2011 – Syndicats jumelés

Afin de porter à la connaissance des adhérents les lois et règlements qui régissent notre profession et conformément aux dispositions du titre 1er du livre III du Code du Travail, le SNCAO-GA s’oblige à prendre toutes dispositions ou initiatives destinées à préserver l’image de la profession d’antiquaires, brocanteurs et galeristes, d’en assurer la promotion ainsi qu’une attention particulièrement soutenue au bénéfice de ses adhérents.

C’est l’engagement qui fut pris en 1948 par un groupe de volontaires audacieux en créant la Chambre Syndicale Nationale.

Juin/Juillet 2011 – Vigilance !

Chaque lendemain d’Assemblée Générale déplace immanquablement le Conseil d’Administration vers des dispositions sensiblement différentes.

Espoir ou crainte, nous sommes toujours confrontés à une réalité diversement perçue par chacun d’entre nous.

Nier cette évidence aurait pour effet d’installer tôt ou tard notre instance syndicale :

dans la passivité et l’apathie, là où l’on attend qu’elle soit entreprenante ;
et l’exposer au risque de repli et de confinement des idées, là où sont espérées des réflexions nouvelles.

Discours prononcé par M. Gomez le 12 avril 2011 à l’Assemblée Générale

Un jour, pas si lointain, un jeune confrère, nouvel arrivant sur le marché, me livrait son sentiment en tant qu’adhérent récemment inscrit au SNCAO-GA.

« Cette adhésion représente pour moi, me dit-il, une forme d’intégration et je l’apprécie comme une admission flatteuse et utile ».

Cela est assez naturel, tant il y a concordance d’intérêt et cause commune entre l’ensemble de nos adhérents et notre instance nationale. Après tout, comment en serait-il autrement quand l’exercice de notre activité nous impose bien des règles, des obligations et nous confronte à autant d’incertitudes.

Avril 2011 – L’inhibition du commerce individuel

A l’occasion de nombreux débats, colloques, conférences auxquels il m’est donné d’assister ou de participer, sont abordés principalement les thèmes liés à l’évolution du marché de l’art et qui prennent en considération ses exigences et ses astreintes, ses ouvertures et ses espoirs.

Quelques décideurs nationaux ont quelquefois exprimé à notre intention : « que si notre capacité d’influence était renforcée, le marché de l’art se porterait mieux ».

Cependant, tous les acteurs privés ou publics évoquent de façon récurrente le déclin de l’attrait du marché français, les chiffres sont à cet égard sans appel. La part de marché de la place de Paris est passée de 9,3 % en 2003 à 6 % en 2008.

Mars 2011 – Être fashion avant tout

La cohabitation des anciens et des modernes conduit souvent à des incompréhensions et peut quelquefois déboucher sur des conflits d’idées et des oppositions de goût.

Le meuble ou objet ancien fut contemporain de son époque. Il est et sera définitivement l’un des meilleurs témoins de son temps.

L’intérêt en faveur de « l’ancien » est multiple. Pour les uns, c’est la valeur d’un placement, voilà d’ailleurs une affirmation quelque peu écornée de nos jours. Pour les autres, c’est la nostalgie d’un passé.

Février 2011 – Internet pour nous servir

Il y a quelques mois les pouvoirs publics ont décidé de rédiger un document destiné à se donner les moyens concrets de lutter contre la vente de produits de contrefaçon sur internet.

Il s’agit d’une charte qui a été signée sous l’autorité des ministres de l’Economie et du Commerce à laquelle se sont associées des fédérations professionnelles, une vingtaine d’entreprises titulaires de droits de propriété intellectuelle ainsi que des plateformes de commerce électronique.

Janvier 2011 – Soyons responsables

Selon Stendhal, nous nous inscrivons dans un idéal de valeurs faites d’ordre et d‘équilibre.

Nous ne saurions cependant nous imaginer autrement qu’en citoyens réactifs, prompts à ébranler les conformismes. Voilà au demeurant un moyen d’ouvrir des espaces à ceux qui sont en quête de soutien, tout en freinant les ardeurs envahissantes de ceux qui nous assènent leurs certitudes.

Notre statut de commerçant indépendant englobe antiquaires, brocanteurs et galeristes, et nous définit comme acteurs du marché de l’art, toutes spécialités et niveaux confondus.