Jamais ! au grand jamais le SNCAO n’aura de toute son expérience été aussi médiatiquement lié à cet événement de notre temps qu’est le vote de l’article 21 de la loi contre le paracommercialisme.

Votre Syndicat est à l’origine de cette loi, il est le seul en France en raison de son assise nationale à se trouver propulsé comme interlocuteur représentatif de notre profession auprès du pouvoir décisionnel.

Notre Conseil National constitué de professionnels issus de toutes les régions de l’Hexagone forme avec nos Présidents Départementaux une trame homogène que complète un important service juridique et administratif. Il a la meilleur connaissance possible de tout ce qui est vécu et peut-être observé et apprécié dans notre pays concernant l’organisation du marché de l’Antiquité, de la Brocante et des Galeries d’Art.

Il occupe de ce fait un poste d’observation idéal qui lui permet notamment de mesurer la nuisance occasionnée par le paracommercialisme débridé et incontrôlé de ces quinze dernières années.

Celle loi que nous attendions tous, a été votée le 12 Juillet 2005, publiée au Journal Officiel du 3 Août 2005 et abondamment contestée depuis, plus particulièrement par un porte-parole de ce marché parallèle, sur la représentativité duquel on peut d’ailleurs s’interroger.

Affabulations et contre-vérités ont alimenté la chronique durant tout l’été jusqu’à ces dernières semaines. Autant de détermination propagandistes de la part du représentant des fraudeurs a tout de même fini par ébranler un temps un certain nombre de convictions. C’est ainsi qu’à l’occasion de débats animés auxquels j’ai participé, j’ai pu apprendre qu’ils revendiquaient comme un droit acquis, donc non contestable à leurs yeux le fait de frauder depuis des années sur les vide-greniers. Ils dénoncent, du même coup, l’importance de l’espace occupé par les professionnels. Chacun appréciera le niveau de moralité de tels interlocuteurs. Faisons pour l’instant provisoirement le point.

J’ai adressé, début Octobre, un courrier au Ministre Renaud Duteuil, ainsi qu’à tous les Députés et Sénateurs, destiné à affirmer notre position.

Puis, ce fût un entretien le Jeudi 13 avec le Ministre, ainsi que des contacts hebdomadaires avec le Député Jean Lemière (chargé de mission du Gouvernement pour l’élaboration de cette loi). Je suis heureux de vous dire que son soutien indéfectible lui vaut notre plus grande estime.

Puis, nous verrons à la demande de M. Supplisson, Conseiller du Ministre, de rédiger ensemble un texte destiné à la mise en forme des modalités d’application qui accompagneront la sortie du DÉCRET en Décembre comme l’assurance nous en a été donnée.

Si cette promesse ministérielle est tenue, elle sera reçue comme un appréciable cadeau de Noël par l’ensemble des professionnels.

Mes chers (es) Collègues, fort espoir, j’y ajoute, entouré de mes amis du Conseil d’Administration ainsi que de tous nos collaborateurs mes meilleurs voeux de bonheur pour l’année 2006.

Michel GOMEZ

Président du SNCAO

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