Plus de 18000 manifestations d’antiquaires de brocanteurs et de galeries d’art se répartissent dans l’Hexagone durant l’année. Elles sont d’importance très inégale.

* Certaines vont regrouper mensuellement sur l’accueillante place du canton, les brocanteurs environnants liés par une même passion que renforce quelquefois une longue amitié.

* Ailleurs ont éclos de petits ou de grands salons dont certains créés voici plusieurs décennies se sont forgés une réputation qui va bien au delà des frontières.

Pendant longtemps, le très dynamique marché de l’art a inspiré bien des vocations d’organisateur. Un certain nombre d’entre eux, très responsables et très professionnels, ont tout d’abord procédé à une étude de marché. Ils ont alors pris en compte :

* L’impact dans la région,

* Les possibilités de rayonnement vers l’extérieur ainsi que l’existence du lien entre la création d’un besoin et la satisfaction d’une demande.

Puis ces mêmes organisateurs sérieux, soucieux de la reconnaissance des professionnels et en quête de bons résultats ont rapidement compris que leur surface d’exposition devait être :

* Réservée exclusivement au marché officiel.

* Qu’ils devaient respecter l’équilibre entre les différentes spécialités existantes.

* Puis dénoncer les copies afin d’en exclure les tricheurs.

Toutes ces exigences sont d’ailleurs connues de tous. Leur application représente, il est vrai, un coût et impose des contraintes mais engendre une image tellement rassurante qu’au bout du compte leur stricte application assure l’avenir de la foire ou du salon et fidélise l’exposant et le visiteur.

Cependant, mes chers collègues, il importe que nous soyons des exposants attentifs en privilégiant nos choix en direction d’organisateurs sérieux et scrupuleusement modérés sur les frais de dossier.

En effet, il est assez indécent de continuer de nous imposer des augmentations quelques fois importantes du prix au mètre carré en regard d’une conjoncture commerciale qui n’a peut être jamais été aussi basse et qui semble installée de façon durable.

Le SNCAO et le Comité d’ Éthique observent qu’il y a les manifestations qui servent les intérêts de notre commerce et en font sa promotion, puis celles qui assurent des dividendes substantiels à leurs géniteurs en faisant courir des risques à ceux qui y exposent.

Une manifestation d’antiquité, de brocante ou de galeriste est un concept fragile qui doit prendre en compte les intérêts de l’organisateur, de l’exposant, de la clientèle. Fragiliser l’un de ces trois piliers aura comme conséquence de compromettre la survie de l’édifice.

Michel GOMEZ,

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