Le S.N.C.A.O. G.A. et ses soixante années d’existence a fonctionné pendant longtemps en autarcie. Il ne s’agissait évidemment pas d’un repli stratégique mais de la gestion sans heurt d’un Syndicat qui évoluait au sein d’un marché de l’art dynamique et d’adhérents beaucoup plus sereins qu’aujourd’hui.

L’évolution d’une société ne se conçoit pas sans la multiplication de lois et de règles générant quelques fois des effets pervers qui contraignent ceux auxquels elles s’adressent.

A force de trop vouloir légiférer notre société multiplie souvent d’illusoires remparts pour elle-même, mais de réels obstacles pour ses administrés.

Trop de lois tuent la loi dit-on.

Notre parcours se complique. Nous sommes parfois désorientés. Il arrive que l’on soit confronté à des complications là où l’on pouvait espérer quelques éclaircissements.

Parfois, malgré de louables intentions de protéger notre secteur d’activité, le législateur Parisien ou le grand décideur Bruxellois ne font que nous exposer un peu plus, car les interférences sont multiples, les réactions en chaîne souvent imprévisibles, et les conséquences néfastes.

Confronté à cet inextricable imbroglio de lois, de textes et de décrets, il nous appartient d’observer, de nous informer, de réagir et en nous assurant du concours de ceux qui, pour les mêmes raisons, subissent la même gêne.

Notre instance nationale, bien que la plus importante, a compris ces dernières années que l’addition des savoir-faire, si elle était exprimée avec les autres acteurs du marché, sera nécessairement un gage de meilleure écoute auprès des pouvoirs publics.

Au-delà d’une représentativité plus conséquente, c’est à l’unisson que nous jouons notre partition dans la plupart des cas.

Ainsi s’explique notre présence à la Maison des Artistes où nous y sommes entendus autant que nous sommes à l’écoute.

Il en est de même à l’Observatoire où l’importance des thèmes abordés nous font vraiment prendre la mesure des problèmes qui nous sont opposés ainsi de la difficulté de les résoudre.

Puis le C.L.M.A. (Comité de Liaison du Marché de l’Art) au sein duquel nous nous retrouvons mensuellement afin de nous y entretenir de tout ce qui fait débat, d’assurer la rédaction de communiqués de presse, ou la présentation de motions communes.

Début Décembre, s’est tenue à Toulouse une réunion qui rassemblait des dirigeants du C.B.A. (Collectif des Brocanteurs et Antiquaires) et du S.N.C.A.O.-G.A.

Le paracommercialisme sur les vide-greniers et sur Internet fût le principal dossier abordé.

Tous les participants ont beaucoup apprécié cette rencontre. Les idées et les arguments très pertinents de chaque intervenant ont largement fait oublier les articles acerbes proposés durant des mois aux lecteurs.

Cette voie commune que nous avons convenu d’emprunter ainsi que les informations utiles que nous ne manquerons pas de nous transmettre, auront comme effet, je l’espère, d’obtenir dans ce domaine un résultat qui se fait tant attendre dans les sphères ministérielles.

Oui ! Chers Confrères du C.B.A., je suis convaincu que nos adhérents se réjouiront de notre initiative commune et des heureuses conséquences qu’ils sont en droit d’en attendre.

Michel GOMEZ

Président du SNCAO et Galeries d’Art

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