Chaque lendemain d’Assemblée Générale déplace immanquablement le Conseil d’Administration vers des dispositions sensiblement différentes.

Espoir ou crainte, nous sommes toujours confrontés à une réalité diversement perçue par chacun d’entre nous.

Nier cette évidence aurait pour effet d’installer tôt ou tard notre instance syndicale :

  • dans la passivité et l’apathie, là où l’on attend qu’elle soit entreprenante ;
  • et l’exposer au risque de repli et de confinement des idées, là où sont espérées des réflexions nouvelles.

Certains adhérents ont peut-être gardé en mémoire les troubles qui ont marqué la rue de Provence à la fin des années 90.

L’incapacité à gérer de ceux qui avaient à le faire et l’atmosphère délétère figeaient toute initiative. Telle était la marque du moment qui compromettait l’avenir de notre syndicat.

C’est alors qu’une équipe nouvelle s’est constituée. Elle avait un programme, des idées, une détermination et un savoir-faire.

En 1998, cette « nouvelle vague » a souhaité me confier la Présidence du SNCAO. Elle vient d’ailleurs de me renouveler en avril sa confiance pour un cinquième mandat de trois ans.

A peine apprécié ce succès d’estime, qu’une prise de conscience nous imposât d’agir sans tarder, ce furent des responsabilités à assumer, des enjeux à définir et à privilégier, des projets à initier auxquels il fallait donner un sens, et réhabiliter l’image flétrie de notre chambre syndicale.

Finalement, l’objectif dominant qui a été engagé, poursuivi au cours de ces années et atteint à ce jour fut de hisser le SNCAO-GA au rang de Syndicat National.

Ce statut et lui seul vaut aujourd’hui reconnaissance auprès des décideurs d’Etat. Dans ce cas seulement, on peut espérer être un interlocuteur souvent entendu, si on veut espérer être quelques fois écouté.

D’une certaine manière, nous avons mis en place une ligne directrice. Nous accompagnons ainsi avec toute sa problématique notre profession dans ses subtils méandres. Nous oeuvrons de concert avec les autres instances nationales. Nous nous retrouvons ainsi au centre d’un dispositif dont les acteurs du marché de l’art bénéficient globalement d’une meilleure écoute auprès des décideurs.

Si, quelques années en arrière, notre syndicat était plutôt déconsidéré en raison d’un mauvais accompagnement, en revanche il est devenu aujourd’hui une vitrine plutôt attirante. Mais certaines démarches internes entreprises m’amènent à regretter qu’il soit convoité, sans être mérité, qu’il soit trop avidement désiré par quelques prétendants qui ambitionnent d’en devenir le maître, là où il faut en être le serviteur.

Les conseillers qui en toute sérénité entendent préserver l’intégrité du SNCAO-GA ne doivent pas se laisser abuser par ceux qui ne s’interdisent pas, à l’occasion, de s’affranchir des dispositions associatives communément admises ou des règles statutaires en vigueur, afin de satisfaire leur ambition dominatrice et préoccupante. Il importe donc que nous soyons des administrateurs ouverts et éclairés mais vigilants.

Mes cher(e)s Collègues, j’aurai l’occasion de vous entretenir prochainement de certains aménagements importants que nous devrons faire en soutien à nos syndicats régionaux afin de consolider notre structure nationale.

 

Michel GOMEZ

Président du SNCAO-GA

 

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