Convaincus que activités illicites et blanchiment d’argent sont liés, les autorités européennes et internationales affichent leurs préoccupations à l’encontre du blanchiment d’argent pouvant provenir d’activités criminelles et de trafic de stupéfiants.

Depuis plusieurs années de nombreuses initiatives ont été prises, à travers des directives européennes ou des textes de loi votés par nos députés. Ils instituent un certain nombre d’obligations pour tous les milieux bancaires et financiers.

Ils ont comme obligation de déclarer à un organisme intitulé TRACFIN toute opération financière qui leur est proposée et qui leur paraîtrait suspecte.

Cet organisme TRACFIN a été créé sous l’égide du Ministère des Finances. Le secteur financier a été pendant longtemps le seul tenu à cette déclaration appelée « déclaration de soupçon ». Pendant longtemps, les autorités politiques étaient convaincues que le blanchiment d’argent sale passait principalement par le canal reliant la criminalité organisée, aux établissements bancaires.

Or, il semble à travers une observation plus affinée que d’autres circuits seraient empruntés par ce monde obscur en quête de virginité.

Aussi, afin d’étendre cette obligation de « déclaration de soupçon », le Parlement a voté, le 15 mai 2001 une loi relative aux nouvelles régulations économiques qui s’appliquent désormais, en plus du secteur bancaire, aux revendeurs de pierres précieuses, de matériaux précieux, ainsi qu’aux Commerçants d’antiquités et d’oeuvres d’Art.

Nous sommes donc dans l’obligation de déclarer au service TRACFIN toute transaction nous paraissant susceptible de provenir de trafic de stupéfiants ou d’activités criminelles.

Nous voilà, mes cher (es) collègues en charge d’une nouvelle responsabilité. Nous aurons d’autant plus de difficultés à l’assumer que si nous sommes confrontés à ce client véreux, ce ne sont certainement pas ses confidences qui seront de nature à éveiller nos soupçons. Les risques de notre métier, si souvent observés et dont nous devons nous préserver, nous imposent une fois de plus une obligation de vigilance.

Michel GOMEZ

Président du SNCAO

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