« Travailler est un art, gagner de l’argent est un art et faire de bonnes affaires est le plus bel art qui soit » déclarait Andy Warhol.

Tous les acteurs du marché de l’art ne demandent qu’à voir ce concept se confirmer. Il est vrai que là où le marteau retentit, inlassablement les collectionneurs s’échauffent et les prix flambent.

Le marché obéit cependant à ses propres règles et peut quelques fois paraître versatile.

L’amateur très engagé, éclairé ou plutôt timoré, peut tantôt accompagner la flambée des prix, tantôt bouder des œuvres qui lui paraissent excessivement surcotées.

L’art contemporain s’est repris ces derniers mois sur des valeurs hautes après avoir connu une forte désaffection en 2010. Durant cette même période, l’art impressionniste enregistre des chutes de 20 à 30 %, tandis que l’art ancien se maintient depuis avec beaucoup de difficultés sur ses valeurs traditionnelles.

Au cours de ces dernières années et maintenant plus que jamais une ligne virtuelle de partage s’impose au-delà de laquelle les bulles spéculatives s’additionnent. Là où les milliardaires – collectionneurs de l’extrême – s’autorisent des règles qui ne sont pas toujours celles de la décence et surenchérissent sans limite. A ce stade, c’est le dernier enchérisseur qui définit la cote de l’artiste.

Puis, en deçà de cette ligne, nous évoluons dans ce monde où les pratiques nous sont plus accessibles et plus familières.

Acheter : oui, mais dans quel but ?

  • Diversification de patrimoine ?
  • Investissement par goût et par plaisir ?
  • Aménagement de son cadre de vie sans négliger toutefois la notion de placement.

 

A toutes ces interrogations, chacun apporte les réponses qui lui correspondent.

Auparavant, l’acheteur se laissait aisément entraîner vers l’achat « coup de cœur ». Aujourd’hui, il est plus enclin à analyser la provenance de l’œuvre, la qualité de l’artiste ainsi que la revente potentielle. Les achats sont nécessairement plus réfléchis. L’acheteur veut être sécurisé par l’authenticité de son acquisition dont les critères de qualité lui permettront, le cas échéant, de l’intégrer de nouveau sans trop de difficulté dans le circuit commercial.

Un récent rapport d’Artprice nous rassure et nous rend plus compréhensible et plus accessible ce marché où en définitive chacun de nous peut se reconnaître.

« Ce marché abordable, dit ce rapport, est celui où l’on accède :

  • à 47 % des dessins avec moins de 1.000 € pièce en poche ;
  • à 70 % des peintures et photographies avec un budget de 500 à 5.000 € ;
  • à 90 % des achats en dessous de 40.000 € et la plupart d’entre eux entre 300 et 8.000 € ».

 

Le volume des transactions se fait, et c’est bien naturel, sur des valeurs accessibles au plus grand nombre, si tel est le goût et la préférence de l’intéressé.

Mais, après tout, mes Cher(e)s Collègues, disons-nous que la valeur la plus sûre se mesure avant tout par le regard satisfait que nous portons sur nos acquisitions.

A bientôt.

 

Michel GOMEZ

Président du SNCAO-GA

 

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