Dans le cadre du Ministère de la Culture, une étude destinée à une amélioration des données concernant une meilleure connaissance statistique du marché de l’art a été conduite au cours de ces derniers mois.

Ses objectifs devraient fournir à chaque acteur une meilleure connaissance du marché de l’art liée à l’activité et aux objectifs de chacun.

Puis améliorer la connaissance générale en synthétisant les données obtenues et enfin instaurer un cadre de référence commun aisément exploitable pour les professionnels (prenant en compte une méthodologie, une organisation, un plan d’action).

J’espère que les informations recueillies auprès de nos services et de nos confrères et aisément utilisables pour leur pragmatisme, ne se traduiront pas par un rapport joliment formulé mais trop élitiste.

Dans le même but, le SNCAO est convaincu que pour suivre l’évolution du marché de l’art en France et agir opportunément en faveur de son développement, un effort en matière de transparence et d’élaboration de données statistiques est indispensable tant de la part des administrations que des professionnels.

Ceci suppose, afin de bien cerner le poids économique de notre secteur d’activité, que l’on soit en mesure de recenser le nombre exact de professionnels qui le compose.

Ce n’est actuellement pas le cas, puisque si les marchands sédentaires peuvent être recensés de façon relativement précise dans la classe 52.5 Z, il n’en est pas de même pour les antiquaires et brocanteurs exerçant à titre uniquement ambulant. Ils sont, en effet, classés dans le poste 52.6 E regroupant, également, des activités qui nous sont complètement étrangères.

Du coup, le tri s’avère très approximatif.

Une note de novembre 2005 provenant de l’INSEE, nous informait de leur projet de révision de la nomenclature d’activités françaises dites NAF rev. 2. destinée à entrer en application dès janvier 2008.

Nous avons aussitôt alerté leurs services de cette particularité « boiteuse ». Elle touche près de cinq mille ambulants qui, bien que régulièrement déclarés auprès de leur Chambre de Commerce sont recensés sans marque distinctive d’appartenance et sans identité professionnelle clairement définie.

Malgré notre insistance, cette administration reste obstinément campée sur sa position. Elle ne craint pas de se mettre en contradiction avec son objectif qui est aussi le nôtre : « affirmer un effort en matière de transparence et d’élaboration des données statistiques ».

Le SNCAO, pour sa part, ne fait que demander une juste application du marché de l’art français qui, dans sa globalité, revêt une importance culturelle et économique pourtant reconnue dans les sphères de l’État.

Michel GOMEZ

Président du SNCAO

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