Il n’existe pas de définition communément admise ni de mesure statistique de la notion de commerce de proximité.

Cette carence limite forcément la vision juste et cohérente que nous pourrions avoir de cette forme de commerce.

La trame commerciale s’est profondément transformée depuis plusieurs années ayant pour conséquence des évolutions inégales et plus particulièrement un tassement généralisé du type de commerce concernant notre secteur d’activité.

Il semble que le commerce de proximité et le commerce de centre ville répondent à nouveau à une demande grandissante des Français. Ils redécouvrent combien ils sont attachés à ce modèle de lien social qui sous-entend l’écoute, la confiance et la qualité relationnelle.

Nous savons tous pour y avoir participé, ou les avoir quelques fois initiés, que le nombre important de déballages, foires et salons, a répondu au cours des trois décennies écoulées aux attentes de la clientèle (facilité d’accès, de parking, multiplicité des rencontres et des éléments de comparaison). Corrélativement, nos boutiques ont subi très tôt un effet déstabilisant.

L’échoppe n’a pas bénéficié de l’essor du salon mais a, au contraire, été très négativement impactée au point de quasiment disparaître.

La récession qui paralyse aujourd’hui tous les secteurs d’activité conduira probablement à une refonte des comportements, des besoins et des goûts exprimés par la nouvelle génération.

Les pouvoirs publics ont décidé de lancer une campagne de communication « Commerce Cœur de Vie ». C’est pour avoir constaté qu’il y a un besoin de valorisation du commerce de proximité.

Cette campagne est destinée à soutenir et accompagner le dynamisme des commerçants. Elle peut contribuer à relancer l’activité de notre secteur.

Ce sont des mesures qui s’inscrivent, nous dit-on, en complément de la Loi de Modernisation de l’Economie. Elles prennent en compte l’amélioration du statut du commerçant, telles que :

– Réforme de la taxe d’aide au commerce.

– Réduction de la fiscalité de la transmission des fonds de commerce.

La politique des élus locaux, associations de commerçants ou chambres consulaires, sera sur ce dossier très inégale d’une ville à l’autre. Mais il est probable que certaines municipalités voudront redynamiser leur centre ville en élaborant une stratégie locale et en fonction de critères qui peuvent être différents d’une commune à l’autre.

Une ville d’art et d’histoire ou d’architecture ancienne rénovée sera un lieu favorable à l’implantation de boutiques d’antiquités et de galeries d’art contemporain.

Pour les raisons ainsi énumérées, il n’est pas insensé, mes chers(es) collègues, d’espérer un soutien tangible des responsables locaux afin de, vous permettre de mener votre projet à son terme.

Michel GOMEZ

Président du SNCAO et Galeries d’Art

Partager :